Du 13 au 16 mars: l’UQTR présente quatre conférences sur le cerveau explorant le langage et la communication

À l’occasion de la semaine Cerveau en tête, l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) convie le grand public, du 13 au 16 mars prochain, à assister gratuitement à quatre conférences présentées par des professeurs-chercheurs et un chargé de cours de l’UQTR, en lien avec le thème Langage et communication.

Une conférence différente sera prononcée chaque soir, de 19h à 20h30, à la salle Rodolphe-Mathieu (local 2063) du pavillon Michel-Sarrazin. Les présentateurs aborderont divers sujets: le regard social de notre cerveau (13 mars), la communication et le vieillissement (14 mars), le langage dans toute sa complexité (15 mars) ainsi que l’acquisition d’une langue seconde (16 mars). Chaque conférence sera suivie d’une période de questions.

Ces activités sont ouvertes à tous, sans réservation. Les conférences seront également webdiffusées en direct (et en différé) à l’adresse suivante : www.uqtr.ca/cerveau.

13 mars ⇒ Le regard social de notre cerveau et pourquoi il a parfois besoin de lunettes

Sébastien Hétu

Je pense donc je suis… est-ce que si tu penses donc tu es? Si cette question paraît simple, c’est que notre cerveau possède tout l’appareillage pour nous permettre de reconnaître, comprendre et interagir avec l’AUTRE. Dès leur naissance, les humains dépendent des autres et cette interdépendance se poursuivra toute leur vie durant. Il n’est donc pas étonnant que notre cerveau soit parfaitement adapté à naviguer dans notre environnement social.

Au cours de cette conférence, le chargé de cours en psychologie Sébastien Hétu abordera les thèmes des émotions et de l’empathie, de la culture et des normes sociales ainsi que du rejet et de la solitude. Cette présentation permettra d’en apprendre davantage sur le rôle du cerveau dans la communication sociale, lorsque cette dernière se déroule bien, mais aussi parfois moins bien.

14 mars ⇒ Communication et vieillissement

Sophie Chesneau

Les effets de l’âge se font sentir sur la mémoire, l’attention et presque toutes les fonctions cognitives… qu’en est-il de la communication et du langage? La plasticité cérébrale permet-elle de compenser le déclin cognitif lié au poids des ans? Peut-on agir sur son propre vieillissement?

Dans cette conférence, la professeure Sophie Chesneau (orthophonie) expliquera que lorsqu’une atteinte cérébrale telle qu’un accident vasculaire cérébral survient, ou qu’une dégénérescence trop rapide de nos cellules accompagne notre vieillissement, le langage et la communication sont affaiblis. Notre compréhension peut être déficitaire, raconter une histoire peut devenir difficile, les mots de notre quotidien semblent s’être envolés. Pourtant, lorsque la mémoire fait faux bond, lorsque les mots nous échappent, les émotions demeurent inchangées et l’utilisation de certaines stratégies permet de préserver une communication.

15 mars ⇒ Du babillage au clavardage: le langage dans toute sa complexité!

Dima Safi

Le langage est souvent réduit à la prononciation des sons, alors que c’est une habileté beaucoup plus complexe. Lors de cette conférence, la professeure Dima Safi (orthophonie) abordera les différents aspects du langage et de la communication, des habiletés préalables chez les bébés jusqu’à la maîtrise de la lecture et de l’écriture chez les adolescents.

Différentes idées concernant la communication et ses troubles seront ainsi démystifiées, telles que «les troubles du langage sont causés par un manque de stimulation», «il ne faut pas s’inquiéter de l’acquisition du langage de l’enfant avant l’âge de quatre ou cinq ans», «il n’y a pas de lien entre le langage oral et les apprentissages scolaires», «les enfants dyslexiques sont paresseux», «le trouble du langage chez l’enfant disparaît avec l’âge», «il n’est pas nécessaire de consulter un orthophoniste pour son enfant avant l’âge de deux ans», etc.

16 mars  Bilinguisme: acquisition d’une langue seconde après l’enfance

Paul John

L’acquisition d’une langue seconde est généralement moins bien réussie après l’enfance, particulièrement en ce qui a trait au système phonologique. Nous n’avons qu’à penser aux familles d’immigrants où seulement les enfants en arrivent à adopter l’accent d’un locuteur natif.

Pourquoi y aurait-il cet écart entre enfants et adultes? Dans cette conférence, le professeur Paul John (langues modernes et traduction) s’intéressera à plusieurs hypothèses visant à expliquer ce phénomène. Ce dernier peut être lié à l’existence d’une période critique dans la maturation du cerveau, ce qui rend celui-ci moins plastique et donc plus limité en ce qui a trait à l’apprentissage des langues.

Le facteur identitaire peut également jouer un rôle, puisqu’apprendre une nouvelle langue implique l’adoption d’une nouvelle identité, ce qui est plus difficile à l’âge adulte. Sinon, il est possible que ce soit simplement dû à la stabilité croissante de la langue maternelle qui interfère de plus en plus avec la langue seconde. Les conséquences sociales de ce phénomène seront également abordées par le conférencier.

Semaine Cerveau en tête

Créée en 1996 par la Dana Alliance for Brain Initiatives, la semaine Cerveau en tête est une campagne promotionnelle mondiale visant à sensibiliser le grand public aux progrès et bienfaits de la recherche sur le cerveau. De nombreux partenaires (universités, écoles, hôpitaux, associations professionnelles, organismes gouvernementaux, etc.) s’associent à cet événement, en présentant des activités variées.

À l’UQTR, c’est le Groupe de recherche en cognition, neurosciences, affect et comportement (CogNAC) qui assure l’organisation des conférences de la semaine Cerveau en tête.