Chimiorésistance et nouvelles cibles thérapeutiques au niveau des cancers gynécologiques

– Kevin Brasseur a soutenu sa thèse de doctorat en biologie cellulaire et moléculaire-

Le blogue d’information En Tête de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) présente le résumé de thèse de doctorat en biologie cellulaire et moléculaire de M. Kevin Brasseur, intitulée «Chimiorésistance et nouvelles cibles thérapeutiques au niveau des cancers gynécologiques».

Kevin Brasseur, étudiant au doctorat en biologie cellulaire et moléculaire.

Le cancer cause plus de 30 % des décès annuellement au Canada, ce qui en fait la première cause de mortalité. Chez la femme, les cancers gynécologiques (cancers de l’ovaire et de l’endomètre) sont associés à un taux de mortalité élevé lorsque ceux-ci sont diagnostiqués tardivement. Un des obstacles majeurs provenant de ces cancers de stades avancés est qu’ils sont souvent associés à une absence de réponse à la thérapie conventionnelle, aussi nommée chimiorésistance, qui réduit drastiquement le taux de survie des patientes. Afin de contrer cette problématique, une solution s’impose par le développement de nouveaux traitements sélectifs contre les cellules cancéreuses, traitements qui permettent de diminuer les effets secondaires et de contrer les mécanismes de chimiorésistance : la thérapie ciblée. Dans le cadre de cette thèse, trois cibles/méthodes d’intérêt ont été étudiées spécifiquement dans le contexte des cancers gynécologiques. Il s’agit d’un nouveau composé (le VP-128) ciblant spécifiquement les récepteurs hormonaux qui sont grandement présents dans les cancers gynécologiques (récepteurs à l’estrogène), de l’utilisation d’une toxine bactérienne (parasporine 2Aa1) sélective contre les cellules cancéreuses et d’une protéine (Par-4) ayant la caractéristique unique d’induire la mort aux cellules cancéreuses seulement.

Brièvement, le médicament VP-128 et la toxine parasporine 2Aa1 ont réussi à cibler sélectivement les cellules cancéreuses tout en étant plus efficaces que la chimiothérapie traditionnelle. Concernant la protéine Par-4, nous lui avons découvert de nouveaux mécanismes de régulation post-traductionnelle; mécanismes qui pourraient être impliqués dans la chimiorésistance des cancers gynécologiques. Ces projets sont présentement à différents stades de la recherche préclinique et permettront sans doute un jour d’améliorer la qualité des traitements administrés contre les patientes atteintes de cancers gynécologiques.

Thèse de doctorat en biologie cellulaire et moléculaire soutenue le 16 décembre 2016

Membres du jury

Éric Asselin, Ph. D., directeur de recherche
Professeur, Département de biologie médicale
Université du Québec à Trois-Rivières

Monique Cadrin, Ph. D., présidente du jury
Professeure, Département de biologie médicale
Université du Québec à Trois-Rivières

Carlos Reyes-Moreno, Ph. D., évaluateur interne
Professeur, Département de biologie médicale
Université du Québec à Trois-Rivières

André Tremblay, Ph. D., évaluateur externe
Professeur, Université de Montréal