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Élise Désilets, notre FIERTÉ UQTR

L’initiative «Notre fierté UQTR» est l’occasion pour les Services aux étudiants (SAE) de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) de souligner le cheminement exceptionnel d’un étudiant qui se démarque pour diverses raisons. Nous vous présentons Élise Désilets, étudiante au doctorat continuum d’études en psychologie qui saisit toutes les occasions que la vie universitaire lui présente.

C’est durant son parcours collégial que Élise a découvert son intérêt pour l’animation et la comédie. Membre de l’équipe d’improvisation et participante active dans ses cours de théâtre, elle a également exploré cette facette de sa personnalité à travers son emploi d’été comme animatrice de contes. Les cours de psychologie qu’elle a suivis au collège sont venus mettre en lumière un autre aspect important chez elle: une grande passion pour l’être humain et sa complexité.

Dès le début de son baccalauréat en psychologie en 2015, Élise entend parler du projet PsychoClown UQTR, une initiative étudiante inspirée par les travaux du docteur Patch Adams et de Guillaume Vermette (clown humanitaire), dont l’objectif est l’interaction auprès d’une population plus vénérable, dans le cas présent, les résidents en centre d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD). Interpelée par cette découverte, elle rejoint d’abord l’équipe d’étudiants à titre de responsable des finances pour se retrouver, l’année suivante, coordonnatrice du projet.

«Dès mon arrivée la première année, le projet était prêt. La principale difficulté qui se présentait à nous était la recherche de centres intéressés par notre mission» explique Élise. Les étudiants clowns participants (issus majoritairement du baccalauréat en psychologie et quelques-uns du baccalauréat en psychoéducation) sont formés par Guillaume Vermette qui joue le rôle de mentor auprès du groupe.

À la suite d’un reportage diffusé sur le projet PsychoClown à Radio-Canada Mauricie, une intervenante en loisir d’un centre d’hébergement a démontré un intérêt pour l’initiative étudiante. La résultante fut un premier contrat officiel pour Élise et ses collègues, qui ont vu l’effet d’entrainement avec quatre autres contrats par la suite.

Pour Guillaume Vermette, Élise est un des piliers importants du projet. «Elle est arrivée en force. C’est elle qui organise toutes les rencontres sur le terrain. Elle a une belle énergie, c’est un modèle de compassion et de dévouement. En fait, elle est un dangereux mélange entre le clown et la scientifique!!!». Il confiait aussi que c’est elle qui guide les «bébés clowns» lors de leurs premiers pas dans le monde de Psychoclown.

Le projet est bien en selle avec Élise au point ou le groupe prépare un stage de coopération en Bolivie afin de rencontrer des étudiants qui font la même chose qu’eux là-bas. Elle entend bien partager avec ses collègues sud-américains ce qu’elle a découvert à travers le projet: «Le clown brise les normes sociales. Le nez rouge nous permet de faire des choses que l’on ne ferait pas habituellement».

Le doctorat en psychologie était pour elle une suite logique de ses apprentissages au baccalauréat. Mieux encore, le projet PsychoClown a modulé son choix de rester à l’UQTR pour ses études aux cycles supérieurs, en plus de lui insuffler une énergie et un gout du dépassement qui a transcendé ses résultats scolaires: elle a vu ses notes augmentées! Elle révèle que de mettre en pratique ses connaissances facilite l’apprentissage.

Passionnée par la recherche, l’enseignement, la pédagogie et l’aide qu’elle peut apporter aux autres étudiants avec qui elle collabore, Élise ne laisse personne indifférent. Son directeur de recherche, le professeur Benoît Brisson, ne tarit pas d’éloges à son égard: «La curiosité en recherche est naturelle chez elle et ce n’est pas donné à tous les étudiants. Elle est motivée par les nouveaux défis, elle a de la facilité avec les aspects techniques et elle est attirée par les nouveaux outils technologiques qu’elle arrive à maîtriser avec aisance. Elle connait ses limites et fait preuve d’une grande maturité professionnelle».

En plus d’une grande implication dans le laboratoire de psychologie, Élise est aussi bénévole au café Michel-Sarrazin et elle participe aux activités de l’Association des étudiants et étudiantes du Michel-Sarrazin.

Lorsqu’on l’interroge sur sa plus grande fierté, Élise est claire et sans équivoque: «La totale! J’ai saisi toutes les occasions qui se sont présentées à moi. Le projet PsychoClown a été l’étincelle qui m’a permis de me développer, de découvrir des capacités que je ne croyais pas avoir».

Parce que Élise est passionnée par son domaine d’études, qu’elle s’implique sans ménagement dans les projets qui lui tiennent à cœur, parce qu’elle est toujours positive et dévouée, c’est avec plaisir que les Services aux étudiants la nomment Notre Fierté UQTR!