Élaboration d’un outil d’évaluation de la sécurité à domicile des personnes vivant avec un trouble qui affecte la santé mentale

– Marjorie Désormeaux-Moreau a soutenu sa thèse de doctorat en psychologie –

Le blogue d’information En Tête de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) présente le résumé de thèse de doctorat en psychologie de Mme Marjorie Désormeaux-Moreau, intitulée «Élaboration d’un outil d’évaluation de la sécurité à domicile des personnes vivant avec un trouble qui affecte la santé mentale».

Marjorie Désormeaux-Moreau, étudiante en psychologie. (Photo Annie Brien)

La sécurité à domicile des personnes touchées par un trouble affectant la santé mentale constitue un phénomène qui avait jusqu’à présent été peu étudié. Les présents travaux doctoraux visaient donc à documenter les facteurs susceptibles d’influer sur la sécurité à domicile de ces personnes. Ils visaient également la modélisation du phénomène et l’élaboration d’un outil qui puisse en soutenir l’évaluation.

Le premier volet a consisté en (a) l’identification, dans les écrits, de facteurs contributifs à la sécurité à domicile et leur validation de contenu par des ergothérapeutes (n=11); (b) la consultation de divers acteurs interpelés par la question de la sécurité à domicile des personnes vivant avec un trouble qui affecte la santé mentale (n=30); et (c) une recherche documentaire portant sur la dimension éthique du phénomène. Outre les divers facteurs contributifs identifiés (risque et protection), les dimensions éthiques et subjectives apparues être des aspects cruciaux dans la compréhension du phénomène. Le second volet a impliqué l’analyse qualitative par théorisation des données issues des entretiens, laquelle a permis d’associer les facteurs susceptibles d’influer sur la sécurité à domicile soit aux caractéristiques de la personne, de l’environnement ou de l’activité/l’occupation, soit à leur interaction. La modélisation du phénomène a pour sa part mis en évidence sa nature à la fois multidimensionnelle et multifactorielle. Enfin, le troisième volet a mené à l’élaboration d’un outil, de même qu’à l’évaluation de son acceptabilité clinique auprès d’utilisateurs potentiels (n=20). Il en a émergé l’outil SÉCuRE, dont l’utilisation pourra contribuer à systématiser l’appréciation des facteurs contributifs, tout en offrant un cadre pour considérer tant les attentes et les besoins des acteurs concernés, que les considérations éthiques potentielles.

Thèse de doctorat en psychologie soutenue le 27 juin 2017

De gauche à droite: M. Jacques Quintin (Université de Sherbrooke), Mme Ginette Aubin (UQTR), Marjorie Désormeaux-Moreau, étudiante, Mme Nadine Laverdière (Université de Sherbrooke), Mme Laurence Roy (Université McGill), et Mme Colette Jordan-Ionescu (UQTR). (Photo Annie Brien)

Membres du jury

Mme Ginette Aubin, Ph. D., directrice de recherche
Professeure, Université du Québec à Trois-Rivières

Mme Nadine Larivière, Ph. D., codirectrice de recherche
Professeure, Université de Sherbrooke

Mme Colette Jordan-Ionescu, Ph. D., présidente du jury
Professeure, Université du Québec à Trois-Rivières

Mme Laurence Roy, Ph. D., évaluatrice externe
Professeure adjointe, Université McGill

M. Jacques Quintin, Ph. D., évaluateur externe
Professeur agrégé, Université de Sherbrooke