Formation d’une antenne RéQEF-UQTR: rassembler les forces vives des études féministes en Mauricie

Le 26 septembre dernier a eu lieu une rencontre entre des chercheuses membres du Réseau québécois en études féministes (RéQEF) rattachées à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), en vue de constituer une antenne RéQEF-UQTR, en présence de Francine Descarries, directrice du RéQEF.

Marise Bachand (professeure, Département des sciences humaines), Mireille Lalancette (professeure, Département de lettres et communication sociale), Andrée Rivard (chargée de cours, Département des sciences humaines), Francine Descarries (directrice du RéQEF), Naïma Hamrouni (professeure, Département de philosophie et des arts), Diane Gagné (professeure, Département de gestion des ressources humaines) et Mélissa Thériault (professeure, Département de philosophie et des arts).

Créer un mécanisme visant à faciliter la communication entre les chercheures issues de diverses disciplines s’imposait, alors que les études féministes gagnent en visibilité grâce au développement de programmes axés sur les questions de genre dans la plupart des universités du Québec. Ce regroupement permettra d’organiser des activités ponctuelles en lien avec la mission du RéQEF, mais aussi de favoriser le partage d’informations sur les ressources et l’expertise disponible à l’UQTR. Les intérêts de recherche des membres fondatrices portent notamment sur l’éthique féministe et la justice de genre, les métiers non-traditionnels et les questions d’équité en emploi, les représentations des femmes dans la littérature et les médias, l’histoire des femmes et leur place au sein des institutions politiques, de même que les enjeux liés à la santé.

L’intérêt de la communauté universitaire pour ces questions se fait plus manifeste depuis qu’a été mis sur pied le « Groupe d’action femmes de l’UQTR », formé à l’initiative d’étudiantes de l’UQTR en janvier 2016. Le groupe multiplie les actions de sensibilisation et d’éducation avec grand succès, ce qui témoigne d’un intérêt et d’un besoin d’expertise sur les problématiques féministes en Mauricie. Par exemple, Sandrine Ricci, chercheure et coordonnatrice du RéQEF, a prononcé le 13 mars dernier une conférence sur le thème des violences sexuelles en milieu universitaire; Lili Boisvert et Judith Lussier (à la barre de l’émission Les Brutes) ont également visité l’UQTR dans le cadre d’une campagne de sensibilisation. Ces actions, qui vont du transfert de connaissances aux prises de position militantes, ont valu au groupe et à ses membres fondatrices plusieurs marques de reconnaissance depuis sa formation.

Une rencontre d’information aura lieu dans les prochains mois afin de permettre aux membres de la communauté universitaire de l’UQTR qui ne sont pas encore membres du RéQEF d’adhérer à ce regroupement stratégique et de faire connaître leurs réalisations.

Fondé en 2011 grâce au soutien du FRQSC, le RéQEF est devenu le plus important regroupement de chercheur·e·s féministes de la francophonie, regroupant plus d’une centaine de professeur·e·s et des étudiant·e·s aux cycles supérieurs de 12 institutions universitaires québécoises, de même qu’une dizaine de partenaires des milieux de pratique ou dédiés à la diffusion. Sa mission consiste à soutenir le développement et le rayonnement des études féministes, de genre et sur les femmes. Pour en savoir plus : www.reqef.ca