L’impact de l’exposition à la violence chez les adolescents en situation de vulnérabilité sociale: la construction de l’expérience sociale dans la communauté Nova Holanda (Rio de Janeiro – Brésil)

– Maria Teresa Xavier a soutenu sa thèse de doctorat en psychologie –

Le blogue d’information En Tête de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) présente le résumé de thèse de doctorat en psychologie de Mme Maria Teresa Xavier, intitulée «L’impact de l’exposition à la violence chez les adolescents en situation de vulnérabilité sociale: la construction de l’expérience sociale dans la communauté Nova Holanda (Rio de Janeiro – Brésil)».

Maria Teresa Xavier, étudiante au doctorat en psychologie.

Cette étude analyse l’impact de l’exposition à la violence chez les adolescents qui vivent en situation de vulnérabilité sociale dans la ville de Rio de Janeiro (Brésil). Pour cela, j’ai élaboré la question de recherche suivante: «De quelle façon, l’adolescent qui vit dans un contexte de vulnérabilité sociale, exposé continuellement à la violence communautaire, pourrait-il exprimer la sociabilité en face de la violence subie ou témoignée?». Il s’agit de mettre en évidence l’impact de l’exposition directe et indirecte à la violence à partir du regard de ces adolescents. Le cadre théorique est basé sur trois axes: l’adolescent exposé à la violence, l’espace où il habite et la représentation du phénomène.

Dans ce contexte, l’approche interdisciplinaire a été privilégiée comme parcours méthodologique, appuyé sur quatre disciplines: la sociologie de l’expérience, l’anthropologie urbaine, la sémiologie et la psychologie. Le devis de recherche mixte est centré sur un questionnaire structuré et sur l’analyse des dessins. Les résultats des analyses ont démontré que l’exposition à la violence ne constitue pas un événement neutre dans la vie. Il faut considérer l’impact de cette exposition au-delà du trauma physique et psychologique immédiats. Pour minimiser ces effets, les adolescents ont développé des mécanismes d’articulation des logiques d’action et de cette manière, ils construisent leurs expériences sociales dans un environnement que les rende vulnérables.

Les résultats des analyses des données ont démontré qu’il semble y avoir un rapport négatif entre l’exposition à la violence et la confiance aux agents de l’État. Ainsi, un haut niveau d’exposition à la violence engendre une méfiance vis-à-vis de la capacité qu’à le pouvoir de l’État de protéger la population.

Soutenance de thèse de doctorat en psychologie ayant eu lieu le 13 octobre 2017

De gauche à droite: Carl Lacharité, Ph. D. (UQTR), Maria Teresa Xavier, étudiante en psychologie, Patricia Germain, Ph. D. (UQTR), Jean-Pierre Gagnier, Ph. D. (UQTR). En visioconférence: Mara Régina Santos da Silva, Ph. D., (Université fédérale de Rio Grande).

Membres du jury

M. Carl Lacharité, Ph. D., directeur de recherche
Professeur, Département de psychologie
Université du Québec à Trois-Rivières

Mme Patricia Germain, Ph. D., évaluatrice interne
Professeure, Département des sciences infirmières
Université du Québec à Trois-Rivières

M. Jean-Pierre Gagnier, Ph. D.,président du jury
Professeur, Département de psychologie
Université du Québec à Trois-Rivières

Mme Mara Regina Santos Da Silva, Ph. D., évaluatrice externe
Professeure, Université fédérale de Rio Grande