Notre odorat sous influence

Les travaux de recherche axés sur l’olfaction dirigés par Johannes Frasnelli, nouveau professeur au Département d’anatomie de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), ont fait l’objet d’un reportage au menu de l’émission de vulgarisation scientifique, Le Code Chastenay. Comment une étiquette positive (fromage parmesan) ou négative (vomi séché) peut influencer notre perception d’une odeur? La réponse est dans le reportage!

Le professeur Johannes Frasnelli en compagnie du reporter Pascal Forget de l'émission Le Code Chastenay.

Le professeur Johannes Frasnelli en compagnie du reporter Pascal Forget de l’émission Le Code Chastenay.

Le reportage porte sur une recherche que le professeur Frasnelli a pu conclure pendant son stage postdoctoral à l’Université de Montréal. Dans cette étude, qui a été publiée dans la revue Chemical Senses en février dernier, les chercheurs ont examiné les effets de l’attente sur la perception olfactive. «Par exemple, nous avons stimulé nos participants avec la même odeur, mais sur deux étiquettes différentes. Une fois nous avons dit aux participants qu’ils allaient sentir l’odeur du fromage parmesan (une étiquette positive), l’autre fois l’odeur du vomi séché (un étiquette négative). Ensuite, les participants ont évalué les odeurs (agréabilité, comestibilité, intensité). Ce que nous avons pu observer, c’est que l’étiquette influençait énormément la perception des odeurs, en ce qu’une étiquette négative causait une odeur d’être perçue comme beaucoup moins agréable et moins comestible.»

«Ces résultats nous aident à mieux comprendre comment nous réagissons aux odeurs, et comment notre attente affecte la perception olfactive. Ils sont bien sûr intéressants pour les neuroscientifiques, mais également pour des gens qui travaillent dans l’industrie alimentaire ou en marketing», a conclu le professeur Frasnelli.

Vous pouvez également visionner le reportage sur le site de l’émission Le Code Chastenay