Culture, égalité des chances et démocratie dans l’école québécoise. Une analyse des fondements politiques, anthropologiques et épistémiologiques de la dernière grande réforme de l’éducation

– Alexandra Malenfant-Veilleux a soutenu sa thèse de doctorat en philosophie –

Le blogue d’information En Tête de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) présente le résumé de thèse de doctorat en philosophie de Mme Alexandra Malenfant-Veilleux, intitulée «Culture, égalité des chances et démocratie dans les écoles québécoises. Une analyse des fondements politiques, anthropologiques et épistémiologiques de la dernière grande réforme de l’éducation».

Alexandra Malenfant-Veilleux, doctorante en philosophie. (Photo Annie Brien)

Dans cette thèse, Mme Malenfant-Veilleux cherche à établir et critiquer les fondements de la dernière grande réforme de l’éducation québécoise. Ses recherches s’appuient à la fois sur l’étude approfondie des différents documents officiels à l’origine de la réforme (principalement le rapport Corbo, le rapport final des États généraux sur l’éducation, le rapport Inchauspé et le PFEQ), et sur l’analyse et l’interprétation des propos de différents auteurs d’importance en philosophie de l’éducation, tels Jean-Jacques Rousseau, Hannah Arendt, John Rawls, Meira Levinson et Martha Nussbaum.

Le premier chapitre de sa thèse porte sur le fondement politique de la réforme, qu’elle identifie comme étant l’égalité des chances. Elle y détaille différentes conceptions de l’égalité des chances, tente de déterminer sur laquelle d’entre elles s’appuie la réforme – puisque cela n’est jamais précisé à même les textes officiels – et traite de certains problèmes qui découlent de ce manque de précision (notamment du débat sur l’école privée).

Puis, le second chapitre porte sur les fondements anthropologiques de la réforme, que Mme Malenfant-Veilleux identifie comme étant l’humanisme, les principes démocratiques libéraux et le nationalisme. Elle tisse des liens entre les idées contenues dans le rapport Inchauspé et la nouvelle conception libérale de l’éducation, le libéralisme politique et sa critique, et différentes conceptions de la nation.

Ensuite, le troisième chapitre fait la lumière sur l’évolution et la transformation de la réforme. Elle traite de la notion de compétence, de la professionnalisation enseignante et de la pertinence de la recherche empirique en éducation.

Enfin, le quatrième chapitre porte sur les fondements épistémologiques de la réforme. Elle y défend que la réforme ne s’appuie sur aucune théorie de la connaissance particulière, et qu’il s’agit d’une erreur à corriger. Elle critique le constructivisme radical, et y défend le réalisme ontologique et les approches cognitivistes, de même que le constructivisme dans ses formes modérées (moral et politique).

Thèse de doctorat en philosophie ayant eu lieu le 29 mars 2017

De gauche à droite: M. Pierre-Yves Bonin, M. Daniel Weinstock, Mme Alexandra Malenfant-Veilleux, M. Jocelyn Maclure, et M. François Guillemette. (Photo Annie Brien)

Membres du jury

M. Pierre-Yves Bonin, Ph. D., directeur de recherche
Professeur, Département de philosophie et des arts
Université du Québec à Trois-Rivières

M. François Guillemette, Ph. D., président du jury
Professeur, Département des sciences de l’éducation
Université du Québec à Trois-Rivières

M. Daniel Weinstock, Ph. D., évaluateur externe
Professeur
Université McGill

M. Jocelyn Maclure, Ph. D., évaluateur externe
Professeur
Université Laval