Le Comité institutionnel en développement durable et le sous-comité de travail en biodiversité de l’UQTR ont jumelé les efforts pour l’amélioration de la biodiversité sur le campus de Trois-Rivières : c’est près d’une douzaine de parcelles sans tonte qui sont désormais mises en œuvre !

Que ce soit près des résidences, aux différentes entrées du campus ou près du terrain de soccer, vous pourrez constater des zones où l’herbe semble plus haute qu’ailleurs. Ce n’est pas un oubli — c’est un choix réfléchi. Ces espaces font partie d’une démarche de gestion différenciée des pelouses, où la tonte est volontairement réduite lors de la saison estivale. On y retrouve des espaces laissés en friches sans intervention de tonte, d’autres espaces ayant reçu une seule intervention de tonte pendant la période estivale, ainsi que des espaces ensemencés, au printemps, avec des espèces indigènes.
Pourquoi laisser pousser l’herbe ?
Limiter la tonte présente plusieurs avantages :
- Favorise la biodiversité (insectes pollinisateurs, oiseaux, petits mammifères)
- Renforce la résilience des plantes face aux sécheresses
- Réduit la présence de plantes indésirables, comme l’herbe à poux
- Améliore la qualité de l’air et de l’eau
- Contribue au bien-être psychologique par un contact accru avec la nature
Cette année, nous en ajoutons dans l’équation en permettant aux personnes étudiantes du cours d’Écologie générale (ECL1003) du baccalauréat en sciences biologiques et écologiques du Département des sciences de l’environnement de quantifier et de faire un suivi sur les actions entreprises pour augmenter la biodiversité sur le campus.
Tel que le mentionne le professeur Éric Harvey : « Les données collectées par les étudiantes et étudiants permettront de constater et d’ajuster l’approche [des espaces différenciés] avec le temps. De plus, il s’agit d’une plateforme pédagogique vraiment intéressante pour les étudiantes et les étudiants de premier cycle qui ont l’opportunité de participer à un exercice de gestion adaptative, sur leur campus.»
Ces parcelles expérimentales permettent d’explorer les bénéfices d’un aménagement durable et plus respectueux du vivant, ici même sur notre campus. Une simple balade dans ces zones vous permettra de découvrir une variété naturelle de plantes indigènes, en plus d’admirer ces plates-bandes à valeur ajoutée.

