Université du Québec à Trois-Rivières

La gouvernance facultaire expliquée

Derrière toute question de gouvernance, il y en a une autre qui est fondamentale pour notre organisation : quels seront les espaces d’expression, de concertation, de collaboration et de cohésion disciplinaire dans le modèle facultaire mis en place à l’UQTR ?

De façon générale, on peut définir la gouvernance d’une faculté comme un ensemble d’espaces de rencontre, d’échange et de délibération en vue d’assurer à la fois la collégialité, qui est au cœur de la culture universitaire, et l’efficacité des décisions.

Pour comprendre comment cela fonctionne, faisons un tour d’horizon des instances qui assureront la bonne gouvernance facultaire et situons-les dans l’écosystème.

Des espaces complémentaires

Le modèle facultaire de l’UQTR s’appuie sur quatre grandes instances intrafacultaires, chacune avec une fonction distincte et un rôle propre dans la vie de la faculté.

Le comité de direction : l’équipe de navigation au quotidien

Composé de la doyenne ou du doyen, de la vice-doyenne ou du vice-doyen, ainsi que de la direction administrative, le comité de direction est l’instance opérationnelle de la faculté. Son rôle consiste à assister la doyenne ou le doyen dans l’administration courante, coordonner les travaux des secteurs d’activité, préparer les budgets et mettre en œuvre les décisions des instances supérieures. C’est l’équipe qui tient le gouvernail de la faculté au quotidien.

La table de concertation facultaire : le lieu de planification partagée

La table de concertation réunit le comité de direction de la faculté et les directions de département. C’est ici que se planifie la stratégie facultaire, que s’échangent les informations importantes sur les grands projets, que se discutent les orientations budgétaires, et que s’assure une cohérence dans l’application des conventions collectives et protocoles en vigueur. C’est le cœur de la collégialité entre la direction de la faculté et les départements.

Le conseil de faculté : l’instance décisionnelle collégiale

Le conseil de faculté est l’instance centrale de la gouvernance facultaire. Il se prononce sur tout ce qui concerne la faculté en matière de formation et de recherche. C’est là que se prennent les décisions importantes, notamment, la création et la fermeture de programmes, les orientations stratégiques, la nomination des représentants aux instances institutionnelles, etc.

Présidé par la doyenne ou le doyen, le conseil de faculté est composé dans un souci de refléter la réalité de la faculté et de garantir la primauté de la voix académique. En plus de la vice-doyenne ou du vice-doyen, y siègent d’office les directions de département, auxquelles s’ajoutent quatre membres du corps professoral élus par leurs pairs, des représentants des titulaires de charge de cours ainsi que des personnes étudiantes. Le conseil peut décider d’ajouter des membres à sa composition, mais dans tous les cas, le corps professoral détient la majorité parmi les membres votants.

Les autres instances : des espaces d’expression et d’information

Autour des trois instances présentées précédemment gravitent d’autres espaces importants de collégialité. L’assemblée facultaire réunit, une à deux fois par année, l’ensemble des personnes œuvrant au sein de la faculté, en plus d’un représentant de chacune des associations étudiantes de programme de la faculté, et d’un représentant de l’AGE et d’un représentant de l’AGEHC. C’est le lieu d’information sur les grandes orientations et de désignation des représentants qui siègeront sur les instances ou comités facultaires et institutionnels, lorsque requis.

L’assemblée des professeures et professeurs et l’assemblée des titulaires de charge de cours constituent des sous-espaces d’échange propres à ces deux corps d’emploi. Enfin, la table de concertation étudiante assure un dialogue régulier entre les associations étudiantes et la direction de la faculté.

À cela s’ajoutent deux tables consultatives spécialisées, à savoir la table de la recherche et la table des études, qui soutiennent le comité de direction de la faculté dans ses décisions sur ces deux volets névralgiques de la mission universitaire.

Un coup d’œil synthèse

Une gouvernance vivante

Le cadre de fonctionnement approuvé par le conseil d’administration de l’UQTR en juin 2026 est un point de départ, dans le sens où le modèle est explicitement conçu pour que chaque faculté puisse l’adapter à sa réalité : par exemple, la composition du conseil peut être ajustée, de nouveaux comités peuvent être créés, la table de concertation peut intégrer d’autres membres selon les besoins. La souplesse est inscrite dans la gouvernance même du modèle facultaire de l’UQTR ; ce qui ne variera pas d’une faculté à l’autre, ce sont les principes tels que la collégialité, la transparence et le dialogue constant entre toutes les composantes de la communauté facultaire.

Consultez le site Web de la Restructuration académique.