Université du Québec à Trois-Rivières

Les départements dans la faculté : le lieu de la vie académique

C’est une des questions qui revient souvent depuis le début de la restructuration académique : qu’est-ce qui advient du modèle départemental ? La réponse mérite qu’on la pose clairement.

Alors posons-la sans détour : est-ce que le passage aux facultés signifie que l’autonomie départementale sera sacrifiée au profit d’une logique centralisatrice ? La réponse est non.

Ce qui ne change pas

Les départements demeurent la cellule de base de la vie académique à l’UQTR. C’est là que se vit la collégialité professorale au quotidien, que se prennent les décisions sur l’enseignement, que s’organise la recherche, que s’accueillent les nouveaux collègues, par exemple.

Plus précisément, les éléments suivants sont maintenus intégralement :

Les assemblées départementales continuent d’exister et d’exercer leurs responsabilités. Elles délibèrent sur les questions qui relèvent de la vie départementale, telles que les tâches professorales, les propositions de développement des programmes et les orientations disciplinaires. Elles demeurent le lieu central de la démocratie professorale.

Les directions de département conservent leur rôle de gestion courante et de représentation de l’assemblée départementale. Elles participent activement au dynamisme de la faculté, notamment au conseil de faculté et à la table de concertation facultaire, et constituent un maillon essentiel entre le corps professoral du département et la doyenne ou le doyen. Loin d’être marginalisées, elles gagnent un interlocuteur de proximité pour faire valoir les points discutés lors des assemblées départementales.

Les conventions collectives s’appliquent toujours dans leur intégralité. Les droits et conditions de travail des professeures et professeurs, des titulaires de charge de cours et du personnel administratif sont protégés. Les négociations en lien avec certains aspects du modèle facultaire propre à l’UQTR (ex. : dans le cas des doyens adjoints) se font avec les syndicats concernés.

La gestion académique quotidienne, entre autres la répartition des tâches, la gestion des cours, les suivis académiques auprès des étudiants et l’organisation de la recherche, reste ancrée dans les départements. La faculté n’a pas la responsabilité de gérer le quotidien disciplinaire : elle intervient au niveau stratégique, soutient la coordination entre les départements, et peut intervenir dans la résolution de problèmes et d’enjeux au sein d’un département, mais elle ne s’immisce pas dans la vie académique départementale.

Un coup d’œil synthèse

La faculté bonifiera la structure de gestion académique

Un département seul, aussi dynamique soit-il, a des limites structurelles. Il porte ses dossiers directement vers une administration centrale qui gère simultanément les enjeux des 26 autres départements de l’UQTR. Il n’a pas de relais de proximité pour ses questions stratégiques, ni d’espace formalisé pour planifier son développement académique.

La faculté vient combler ces lacunes. Elle offre aux départements un interlocuteur qui connaît les réalités disciplinaires, notamment grâce au fait que la doyenne ou le doyen est lui-même issu du secteur disciplinaire de la faculté. Elle crée un espace de concertation (la table de concertation facultaire) où les directions de département peuvent planifier ensemble, partager leurs enjeux et coordonner leurs actions. Et elle donne à l’ensemble du secteur disciplinaire une capacité décisionnelle sur plusieurs questions, ainsi qu’un poids institutionnel plus fort pour défendre ses besoins et ses ambitions.

Le modèle facultaire propose de passer de la logique du « chacun pour soi », autrement dit de chaque département vers le centre, à une logique de développement concerté, non pas pour effacer les identités disciplinaires mais pour leur donner davantage de force collective.

Renforcer le secteur disciplinaire

Pour reprendre l’image de l’expédition, lorsque celle-ci est bien menée, chaque membre de l’équipe a une expertise distincte et des responsabilités propres. Le guide de terrain connaît le territoire mieux que quiconque. L’expert en logistique assure que les ressources soient disponibles. Ce qui les unit, c’est une destination commune.

Le modèle facultaire fonctionne selon cette même logique. Les départements demeurent les experts de terrain de leurs disciplines, ancrés dans leurs réalités académiques. La faculté, pour sa part, assure la coordination : la doyenne ou le doyen maintient le cap stratégique, la direction administrative gère les ressources de façon équitable, et ensemble ils s’assurent que personne ne porte seul ce qui peut être porté ensemble. L’objectif commun est de renforcer le secteur disciplinaire.

Consultez le site Web de la Restructuration académique.